Zimmer : « Mon premier album arrive en septembre »

Hello les gars 😉
J’espère que ça va bien ! Aujourd’hui on se retrouve pour la seconde interview du Week-end des Curiosités : celle de Zimmer. C’est un artiste que je connais depuis un bon moment et que j’aime beaucoup, donc je suis trop content de pouvoir vous présenter cette interview. 🙂

Salut Zimmer, comment ça va ? 

Salut Jérémy ! Et bien écoute je suis très content d’être à Toulouse pour le Week-end des Curiosités. Le Bikini est une salle que j’adore et c’est d’ailleurs l’une des premières grosses salles que j’ai pu faire il y a 5 ans maintenant, ça veut dire quelque chose tu vois ! La petite subtilité de ce soir c’est que joue LIVE pour la première fois alors que d’habitude je joue DJ.  Je suis un peu stressé mais très excité en même temps.

Pourrais-tu te présenter ?

Je m’appelle Baptiste, je fais de la musique sous le nom de Zimmer depuis 8 ans maintenant et je viens de Paris. Je fais de la musique que j’ai appelé « Horizontal Disco » à une époque mais qui a muté et qui est un peu plus house et techno maintenant. Je sors mon premier album cette année après plusieurs EPs et tournées.

J’aimerais en savoir plus sur les débuts du projet Zimmer, comment ça a commencé ? 

Alors j’ai commencé à mixer quand j’avais 15/16 ans dans les bars et pour les anniversaires de mes potes. Puis je suis arrivé à Paris quand j’avais 20 ans et là j’ai commencé à produire, à envoyer les tracks à des Labels et à jouer de plus en plus un peu partout comme aux Etats-Unis ou en Asie. En 2014, j’ai intégré le Label français Roche Musique. Roche commençait à bien se développer, moi ça marchait plutôt bien, donc Roche a été un peu la deuxième phase du projet. Et maintenant l’album !  En tout cas, je vois ça comme une phase de maturité car j’ai commencé très jeune, j’ai appris à proder en même temps avec une évolution un peu lente car j’apprenais encore. C’est pour ça que l’album arrive 8 ans.

Je voulais revenir sur certains de tes remixs comme celui de MØ que tu as fait – puisque c’est grâce à ça que je t’ai découvert – vois-tu ça comme un coup de boost pour ta carrière musicale ? 

Le remix de MØ a été un gros tournant. Il était sur The Sound You Need – la dernière fois que j’ai regardé le titre était à plus de 7 millions de vues – et c’est la première fois où j’ai senti un gros changement. Les gens connaissaient vraiment ma musique et il y avait une réelle excitation de la part du public lorsque je venais jouer. La même année j’ai sorti mon premier EP chez Roche qui a lui aussi très bien marché. Donc en fait juste après le remix de MØ il y a eu une grosse agitation et je crois que j’ai fait plus de 90 dates, ça a été un peu le coup de boost. Après, ce qui a été moins évident, c’est que ce morceau est un peu commercial, il m’a ouvert cette porte là avec une dynamique beaucoup plus pop justement. Au bout d’un moment je me suis rendu compte que ce n’était pas vraiment ce que je voulais faire.


Tu me parlais de tes tournées dans le monde entier, est-ce qu’il y a un show en particulier qui t’a marqué ? 

En gros, j’ai dû faire une douzaine de tournées aux USA mais la dernière en date était la première tournée live. Le deuxième show était à New York et j’avais vraiment envie de travailler sur la lumière. Pour moi, quand j’entends de la musique je vois une certaine lumière pour un moment calme, une autre quand c’est plus intense, parfois c’est rouge parfois c’est bleu … Donc on a taffé sur toute une installation de lumières où chaque morceau était mappé. J’ai plus d’une dizaine de potes et mes parents qui sont venus à ce show, alors que c’était la deuxième date live de ma vie. C’était dans une salle à Brooklyn juste à côté de l’eau avec vue sur l’Empire State Building, j’ai les frissons rien que d’y repenser ! C’était incroyable, ça s’est trop bien passé, un peu comme un rêve ultime. Tout n’était pas parfait mais il y avait une vraie bienveillance du public, c’était extraordinaire.

Tu viens de sortir un nouveau titre, Mayans, peux-tu m’en dire un peu plus sur le processus de création du morceau ? 

Tu sais,  quand je fais de la musique c’est assez simple : j’essaie de ne pas penser et d’être le plus détendu possible. Là je voulais une track lente avec une basse et une mélodie guitare. En fait la musique pour moi c’est très immédiat ! Pour Mayans j’ai d’abord trouvé le petit rythme de guitare puis la basse et en 10 minutes j’avais un peu la boucle. Si c’est plus long que ça je perds un peu le fil, ça m’énerve et il faut attendre un petit moment avant que je m’y repenche dessus. Mayans je l’ai produit très vite, comme pour tous les autres d’ailleurs. Pour la petite histoire, j’avais utilisé ce titre pour l’intro de mon set pour Cercle et ça faisait un petit moment qu’on me demandait quand j’allais le sortir donc je suis content que ça sorte.

Pour parler du clip de Mayans, on se retrouve dans un univers désertique où on suit ton avatar, c’est quoi l’idée générale de la vidéo ? 

J’ai bossé sur ce clip avec le studio H5 et on a ce concept de foule qu’on a voulu mettre en avant. Je trouve ça assez représentatif de la musique puisque l’objectif est de réunir les gens. Moi personnellement j’aime ce moment magique où tu sens que tout s’aligne, que la musique te prend et tu ne penses plus à rien, vraiment je vis pour ça. C’est cette sensation qui m’a donné envie de devenir DJ. On a donc ce truc avec la foule et la personne seule qui représente un peu mon histoire de la musique puisque le processus est quand même super solitaire !  Il y a plusieurs petits détails que l’on a voulu mettre en avant. Par exemple, on ne sait pas trop si c’est sur Mars ou sur Terre, il y a ce truc du soleil et de l’énergie, ou encore le côté rituel inspiré par les cérémonies Mayas. C’est aussi un clin d’oeil à l’espace, puisque mon père est astrophysicien donc l’espace a toujours eu une place importante quand j’étais gamin.


Dernière question, tu as annoncé un album pour septembre 2019, pourrais-tu m’en dire plus ? 

Pour ceux qui sont là ce soir, vous allez quasiment tout entendre ! Il y a 13 morceaux – et ça c’est une exclusivité – l’album s’appelle Zimmer, puisque c’est un peu le résumé de tout ce que j’ai voulu faire jusque là. La pièce maîtresse du projet quoi ! J’ai essayé de pousser les curseurs de manière assez radicale avec des morceaux très calmes et des morceaux vraiment énervés. C’est un mélange de gros voyage et de mixtape ultime. J’ai beaucoup travaillé sur la tracklist, en prenant mon temps pour sortir quelque chose de vraiment bien, sachant que c’est le premier. Tu pourras notamment retrouver Landing, Mayans et Wildflowers qui sont déjà dispo, et 10 autres titres inédits.

gg.
* CREDIT PHOTO : Louis Derigon // FacebookInstagram 

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