Møme : « J’ai envie d’être ce type d’artiste qui n’a pas peur de se renouveler ! »

Après son tube interplanétaire Aloha et un premier album particulièrement pointu, Møme est de retour avec un nouveau single intitulé Got It Made. A cette occasion, Jérémy a répondu à toutes mes questions. Enjoy !

Salut Møme ! Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Salut GG ! Moi c’est Møme aka Jérémy Souillart, je suis producteur de musique électronique depuis cinq ans et je fais de la musique depuis tout jeune.

Quand et comment as-tu commencé à faire de la musique ?

J’ai commencé avec mon oncle, c’est lui qui m’a initié au piano à l’âge de 6 ans. Ensuite j’ai pris quelques cours particuliers et je suis rentré au Conservatoire pendant plusieurs années en piano classique, avant de commencer à jouer de la guitare par moi-même en vacances. Je suis arrivé dans la sphère électronique un peu plus tard vers 18/19 ans.

J’ai entendu dire que tu adores voyager. D’où vient cette passion ?

Plus jeune je n’ai pas eu l’occasion de voyager car je viens d’une famille modeste. Mon premier voyage c’était après le bac à 18 ans, je suis parti en Angleterre pendant six mois avec les économies que j’avais. Après ça je suis parti en Australie pendant un peu moins d’un an, et c’est là-bas que j’ai eu un réel déclic en fait. Au même moment, le projet Møme était en train de naître d’ailleurs. J’ai voyagé dans différents contextes, que ça soit pour mes tournées ou mes projets personnels. Il y a des années comme en 2017 & 2018 où je m’arrangeais toujours pour rester un peu plus longtemps dans les endroits où je jouais, car je voulais profiter à fond et avoir un aperçu touristique de chaque destination. J’adore découvrir de nouvelles choses et les voyages sont une réelle source d’inspiration pour moi.

Ton voyage en Australie a dû particulièrement te marquer puisque c’est là-bas que tu as produit ton album Panorama. Comment ça s’est passé ?

Avant de partir en Australie je ne vivais pas de la musique. Je faisais des reprises dans des bars et tout ça mais je n’en vivais pas du tout. L’ Australie, c’était un peu ma dernière option pour essayer de lancer un vrai projet. J’ai rencontré des artistes de là-bas, dont Merryn Jeann avec qui j’ai fait le titre Aloha et c’est une rencontre super importante. J’avais très peu de moyens, je n’avais pas encore signé de contrat, donc c’est un album que j’ai fait seul avec une carte son à 200€. Puis j’ai acheté un ukulélé et deux paires d’enceintes car je voulais un peu de confort, même si avec du recul ça ne servait pas à grand-chose (rires). L’album s’est fait comme ça, mais bien entendu il y a tout un aspect technique qui est venu après. Ma carrière musicale est constituée en différents projets, et je n’ai pas envie de m’enfermer dans une case. On m’a rapidement mis dans la case de la Chillwave, ce qui me représente plutôt bien puisque c’est un mélange de surf culture, de musique et de sons organiques, mais je veux pouvoir être libre et faire évoluer ma musique comme je le souhaite.

Dans cet album on y retrouve notamment le morceau Aloha qui a cartonné. T’attendais-tu à un tel succès ?

Non, pas du tout ! Aloha, c’est le tout premier morceau « pop » que j’ai composé avec une voix, un refrain et une structure assez carrée. Sur le coup je me suis dit : « ça c’est bon ça va marcher » ! Mais j’ai ressenti ça parce que je n’avais pas l’habitude de faire de la musique de type Radio Edit, c’était toujours des trucs que j’enregistrais moi-même et que je bidouillais. Par contre, que le titre ai un succès aussi grand et qu’il me permettrait de vivre de la musique, ça non, je ne m’y attendais pas du tout.

Plus récemment, tu as collaboré avec The Geek x Vrv sur le morceau Overview Effect 1972. Comment s’est passée cette collaboration ?

En fait, The Geek x Vrv bossaient sur un album, et ils se posaient beaucoup de questions concernant leur orientation artistique car ils étaient partagés entre le beatmaking et le côté production. On s’est rencontrés au moment de cette recherche-là. Ils m’ont envoyé une drum, puis j’ai composé le morceau avec les harmonies et tout ça. Puis Myd a rejoint le projet et voilà, ça s’est fait de manière super simple et c’était très cool.

Tu as aussi composé la bande originale de Shelter, un film qui retrace le voyage de plusieurs riders dans les Alpes. Pourquoi avoir accepté ce projet ? 

Mon but est de faire de la production à temps plein. Je sais que pour vivre de la production il faut toucher à tout, et ce projet je l’ai vu comme un nouveau défi. Déjà, parce que je fais partie de ce monde de riders, je surfe régulièrement et ça collait bien avec ma personnalité. J’ai rencontré la boite de production qui cherchait un artiste local pour faire la BO et au début l’équipe pensait que j’allais refuser car les budgets pour les projets de ce type sont plus restreints. Mais moi ce n’était pas ce qui m’intéressait, je voulais juste faire ma première BO. C’était une super expérience, un gros projet sur 6 mois dont je suis très fier.

Bien évidemment, la grosse actu est la sortie de ton nouvel single Got It Made en collab avec Ricky Ducati. Peux-tu m’en parler ?

Comme je te disais moi je fonctionne en différents projets : l’album en Australie, le court métrage, et maintenant FlashBack FM. A chaque fois c’est un vrai défi car je veux toujours faire quelque chose de nouveau. Got It Made, c’est le premier single de l’album Flashback FM que j’ai créé avec Ricky Ducati, un super compositeur avec qui j’ai déjà travaillé sur le morceau Sale Away. Il adore la French touch et la sensibilité que les producteurs français peuvent avoir. Là on a eu un gros coup de coeur sur tout l’album, Got It Made n’est pas forcément notre titre préféré, mais il représente super bien le projet selon moi. C’est un peu un tournant car ça change vraiment de ce que j’ai déjà fait et de la Chillwave, mais je veux faire ce que j’aime le plus, c’est à dire de la production. Je sais que c’est une prise de risque, mais j’ai envie d’être ce type d’artiste qui n’a pas peur de se renouveler.

J’ai remarqué qu’il y a toujours un gros travail sur les visuels de tes projets. Encore une fois tu viens de nous proposer un clip très intéressant, mais on voit également beaucoup de créativité dans la scénographie de tes shows, et notamment lors de ta dernière tournée avec cette grande sphère comme élément principal. Est-ce que l’aspect visuel est un point important pour toi ?

Ah complètement ! Mes équipes réussissent toujours à traduire mes envies, et notamment pour cette boule lors de ma dernière tournée qui est une idée que j’avais depuis très longtemps. Pour être honnête, j’ai peur du public. Au début, j’ai essayé de m’en cacher en sautant partout sur scène, j’en faisais des caisses, mais je me forçais à le faire. Cette boule c’était une bonne alternative, et visuellement le résultat était très cool. Pour les clips c’est un peu pareil, je suis toujours impliqué dedans. Sur Got It Made on a bossé avec une nouvelle équipe car c’est de l’animation et c’est quelque chose de très spécifique, mais j’ai eu la même équipe pendant longtemps.

Personnellement j’ai adoré Got It Made et j’ai vraiment hâte de découvrir ce nouvel album. D’ailleurs, pour quand est prévu Flashback FM ?

Moi j’aimerais le sortir demain car ça fait un moment que je travaille sur le projet. Tout est prêt et il devrait bientôt sortir, sûrement en début d’année prochaine. On bosse dessus depuis deux ans donc là j’ai vraiment hâte !

Un petit mot pour ton public toulousain ?

Merci d’être là ! Ce soir je vais proposer un set house qui va être totalement différent de ce que le public a pu voir au Bikini, alors j’espère que ça va vous plaire !

Merci Møme !

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