Icon nous dit tout sur son premier album Alter Ego

Jeudi 12 novembre 2020, l’album d’Icon intitulé Alter Ego est enfin disponible. A cette occasion, on a discuté de ce tout nouveau projet qui va en séduire plus d’un.

Salut Icon ! Pourrais-tu te présenter ?

Salut GG, je m’appelle Alexandre (aka. Icon), je viens d’avoir 28 ans, je suis Franco-Américain d’origine sénégalaise, et je fais de la musique de manière autodidacte depuis que j’ai 15 ans !

Comment as-tu commencé à faire de la musique ?

J’ai toujours été attiré par la musique, mes parents m’ont inscrit au conservatoire assez tôt mais ce n’était pas vraiment le meilleur cadre pour moi. Je suis quelqu’un qui préfère apprendre par lui-même. Par exemple, j’ai appris à danser en passant des heures tout seul devant le miroir à répéter les chorégraphies de Michael Jackson et d’autres grands danseurs.

Donc après le conservatoire j’ai mis la musique de côté, parce que ce que l’on me proposait ne me correspondait pas. C’est plus tard, vers l’âge de 15 ans, que j’ai renoué avec ma passion en découvrant le DJ’ing et les logiciels de prod. C’est grâce à cela que j’ai pu me rendre compte que ce qui me fascinait réellement dans la musique n’était pas juste lié au fait de jouer d’un instrument, mais plutôt à l’ensemble du processus de création. Quand j’ai compris que je pouvais utiliser la musique, telle que je l’aimais, comme moyen de communication universel, que je pouvais provoquer des émotions chez les gens, c’était la révolution dans ma tête. Imagine, tu peux faire danser, pleurer, chanter, kiffer avec 3 notes de piano ? C’est trop fort. Du coup j’ai lâché tous les autres « hobbies » que j’avais et j’ai tout donné pour en arriver là aujourd’hui.

Comment définirais-tu ton univers musical ?

Je me définis comme un artiste avec des influences variées. C’est difficile de me mettre dans une case car j’ai un parcours assez différent. A la base, je suis un mec qui aime le rock, puis j’ai découvert la musique électronique sur laquelle je me suis focalisé 7 ans avant de vraiment me mettre au Rap, R&B et à la Pop. Et c’est ce qui fait la particularité de ma musique ! Je m’inspire énormément du R&B dans mes mélodies et ma façon de chanter, les sonorités des percussions que j’utilise dans mes prods sont clairement issues du Hip-Hop ou de la musique électronique car ce sont des éléments dominants et agressifs, et il y a ce côté hyper entêtant qu’on retrouve dans les grands hits de Pop américaine.

Tu es majoritairement inspiré par des artistes anglophones tels que The Weeknd & Drake. Pourtant, tu chantes en français. Pourquoi ce choix ? 

Qui peut prétendre ne pas être influencé par ces deux-là aujourd’hui (Rires) ! Ils ont redéfini la musique telle qu’on l’entend maintenant. Ma langue maternelle est le français, j’ai grandi ici, mais je n’y ai pas toujours vécu. Cela fait 10 ans que l’anglais est la langue que j’emploie le plus au quotidien, j’ai écrit beaucoup de chansons dans cette langue (j’en ai même gardé une sur Alter Ego). Pour la petite anecdote, je n’ai pas fait l’école française et à la maison on ne parlait pas qu’en français, du coup j’évolue dans la culture anglo-saxonne depuis toujours. Par exemple, les Disney et autres films cultes je ne les ai découverts en français que très récemment. Pour la musique c’est différent. Les chansons que j’ai écrites pour ce projet sont très personnelles et je me suis rendu vulnérable, donc je préférais m’exprimer dans ma langue première.

D’ailleurs, tu as produit de nombreux morceaux pour divers artistes, mais pourquoi as-tu décidé de passer derrière le micro ? 

Écrire pour les autres c’est génial. C’est un peu comme un acteur qui se met dans la peau de son personnage. L’exercice est assez particulier. Il demande beaucoup de réflexion, une forte capacité d’écoute, de l’empathie, etc… Il faut vraiment se mettre à la place de l’autre. Et c’est quelque chose qui, par chance, me vient assez naturellement. Mais cette fois, je voulais vraiment raconter mon histoire.

Le mois dernier tu as dévoilé Sans Lendemain, troisième extrait de ton projet. C’est quoi l’histoire de ce titre ?

Chaque chanson sur ce projet raconte une situation que j’ai réellement vécue, c’est un peu le fil conducteur. Sans Lendemain représente une phase de ma vie où l’amour et les sentiments ne faisaient pas parti de mes priorités. J’avais été transparent sur mes intentions auprès de la personne que je fréquentais, mais elle ne voulait pas l’entendre, le déni complet. Et malgré mon honnêteté, la personne à quand même réussi à me faire passer pour le méchant…

Ce morceau est accompagné d’un clip avec un univers vraiment intéressant que l’on retrouve dans toutes tes autres vidéos. Est-ce que l’aspect visuel du projet est important pour toi ? 

Je pense qu’on est tous d’accord qu’une image peut parfois valoir mille mots. En tant qu’artiste, l’aspect visuel est le meilleur moyen de donner une deuxième vie à sa chanson, pouvoir l’immortaliser, et lui donner un sens plus profond ou tangible. Cela permet aussi de concrétiser le message que l’on veut faire passer, et l’émotion que nous cherchons à transmettre.

Tu t’apprêtes à sortir ton premier album intitulé Alter Ego le jeudi 12 novembre. Pourrais-tu m’en dire un peu plus sur le projet ? 

Si je devais résumer mon album en une phrase, je dirais que c’est un projet centré autour du thème de la dualité. La dualité des sentiments, de la personnalité. La dualité entre deux individus, car c’est au contact des autres qu’on expérimente et se découvre réellement. Quand on écoute mon projet on peut avoir l’impression d’entendre deux messages dans une même chanson. C’est représentatif de toutes les situations dans la vie. Jamais blanc ou noir, nous sommes souvent tiraillés des deux côtés. La moitié de l’album est axée sur un côté love et romantique, tandis que l’autre c’est plutôt mon côté très rationnel et mécanique. Et puis la dualité musicale aussi, j’ai vraiment cherché à repousser voir casser certains codes, pour montrer qu’il n’y a pas de limite en musique, même quand on chante en français. D’où le titre : Alter Ego !

Dans ton album, on y retrouve 10 morceaux originaux. Quel est ton préféré et pourquoi ? 

Toxique, pour moi c’est la chanson la plus personnelle de l’album. Je l’ai écrite avec tellement de facilité, très rapidement et avec naturel. Comme une évidence. Elle peut paraître simple, mais en même temps tellement efficace. C’est vraiment une chanson que je peux m’écouter en boucle et qui passe dans n’importe quelle situation. Tu peux l’écouter dans ta caisse, en te maquillant avant d’aller en soirée, en boite pour winer, quand tu es dans tes feelings et que tu veux encore plus bader (Rires). C’est aussi un titre qui fait écho à mes influences nord-américaines comme l’album Take Care de Drake.

Quels sont tes projets pour la suite ? Une tournée quand cela sera possible peut-être ? 

Franchement les gars on va pas se mentir… Le COVID c’est le fléau du pharaon qui nous arrive en décalé, du coup on est tous en galère maintenant (Rires). Le côté positif c’est qu’avec le confinement, j’en profite pour tester et expérimenter beaucoup de choses artistiquement parlant. Même si cela fait des années que je fais de la musique, j’apprends tous les jours, et comme je suis touche à tout, en fait je ne m’arrête jamais. Je réfléchis en permanence à ce que je vais faire après. Quand on sera délivré de cette punition, et qu’on pourra tous retourner faire la fête, si il y a bien une chose que je veux faire à tout prix, c’est du live.

Merci Icon !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s