Bellaire : « C’est un EP qui est fait pour les clubs et qui se joue surtout en soirée »

Bellaire nous présente son tout nouvel EP baptisé Date at the Disco.

Peux-tu te présenter ? 

Je m’appelle Jean, j’ai 22 ans et je fais de la musique électronique, même si ça ne veut plus dire grand chose aujourd’hui. J’ai commencé quand j’étais tout petit, j’ai fait du solfège, de la clarinette et du saxo aussi. J’ai découvert la musique sur ordinateur vers 13/14 ans avec des prods hip-hop avant de me lancer dans la house.

Comment est né le projet Bellaire ?

Ça s’est fait hyper naturellement. C’est un de mes meilleurs potes, Nathan, qui m’a fait découvrir la house car je ne connaissais pas du tout. Ça m’a tellement choqué que j’ai décidé d’en produire moi-même. Dès les premiers titres, on a senti qu’il y avait des retours, donc j’ai voulu en faire un projet sérieux, me professionnaliser et tout faire pour que ça marche.

Quelles sont tes habitudes pour produire tes morceaux ?

J’ai beaucoup évolué dans ma manière de travailler ! Avant j’utilisais énormément le sampling, c’est à dire sampler des bouts de morceaux de soul, de funk ou de jazz pour en refaire des morceaux derrière. Maintenant je n’utilise plus de samples, je bosse souvent avec des musiciens, je compose la base de mes morceaux avec un pote pianiste qui s’appelle Gaël et j’essaie de moins composer en solo.

Tu as fait ton grand retour il y a quelques semaines avec le titre My Love, peux-tu m’en parler ?

J’avais une vraie volonté de recréer une ambiance « années 2000 » avec cette house que j’aime tant. Ça a été un vrai exercice car j’ai essayé de faire du mieux possible sans samples. J’ai voulu faire un track qui me plait le plus possible sans utiliser le sampling, et ça a marché donc je suis trop content ! Il y a même un bassiste qui a joué sur ce morceau.

Tu viens de sortir ton nouvel EP, Date at the Disco, c’est quoi l’histoire de ce projet ?

L’EP s’appelle Date at the Disco. J’avais déjà cette idée de sortir un EP qu’avec des sons que j’ai envie d’entendre en club en lançant le projet il y a deux ans. Tu vas retrouver des sons très différents, avec des sonorités plus house, très disco américaine avec chanteuse, ou même disco-pop. C’était un peu une idée autour d’un concept, un EP qui est fait pour les clubs et qui se joue surtout en soirée. Je ne me suis pas mis de barrières sur l’esthétique et en espérant que ça fonctionne.

On retrouve notamment Suzie, un morceau en featuring avec Blowsom. Peux-tu me parler de cette collaboration ?

On était en résidence artistique avec mon label, et il y avait Emma Hoet et Blowsom. On s’est retrouvés tous les trois et on a voulu faire un son ensemble. J’avais commencé une structure et quelques bases, puis on a retravaillé ça et on a fait chanter Emma et Blowsom. Je trouve d’ailleurs que c’est le morceau le plus risqué de l’EP car pour moi, c’est de la pop. C’est pour ça que c’est un track bonus et qu’il n’est pas à 100% dans le projet, c’est un ovni par rapport à ce que je propose, donc je ne veux pas choquer les gens. Le principal c’est que la vie ressorte et que les gens kiffent.

On t’a vu sur plusieurs livestreams pendant le confinement, comment ça s’est passé ?

A la base j’ai un peu de mal avec les livestreams car je trouve que quand tu es DJ, ton rôle c’est de faire danser les gens, donc faire des livestreams c’est un peu abstrait. C’est un peu la seule chose qui nous restait pendant ces deux ans que l’on vient de vivre, et je te jure qu’au bout du dixième livestream il te tarde de jouer devant les gens et de retrouver un réel sentiment humain. Je n’attends plus que ça maintenant !

Et justement, tu es plutôt club ou festival ?

Je dirais club. C’est là où les gens vont se défouler le week-end, et le sound system est souvent très cool. J’aime bien cette proximité avec le public, et je trouve que mixer loin des gens quand tu es DJ c’est quand même super compliqué.

Est-ce qu’il y a un souvenir sur scène qui t’a particulièrement marqué ? 

J’en ai parlé récemment, c’était pour le nouvel an à Londres et je jouais avec un DJ qui s’appelle Jeremy Underground qui est une de mes références depuis que j’ai commencé. On s’est retrouvés à jouer ensemble ce soir-là. Il m’a proposé de jouer avec lui en back to back et c’était un peu comme un rêve de gosse, comme quand quelqu’un te passe le flambeau. C’est un artiste que j’admire toujours et son travail de DJ est hallucinant.

Un petit mot pour la fin ? 

On se retrouve tous en terasse, kiffez bien et faites attention à vous !

Crédit Photo : Louise Carrasco

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