Interview : Kartell nous présente son nouvel EP Daybreak

A l’occasion de la sortie de son nouveau projet intitulé Daybreak, Kartell a répondu à mes questions.

Salut Kartell, comment tu vas ? 

Salut Jeremy ! Je vais bien merci, hâte de pouvoir présenter mon dernier EP. C’est une bonne page qui se tourne. 

Pourrais-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas encore ? 

Je m’appelle Thomas, je produis de la musique depuis environ 10 ans sous le nom de Kartell, avec des influences funk, électro et hip-hop. J’essaye de faire mon truc sans trop m’attacher aux genres. Je suis DJ en parallèle et j’ai la chance d’avoir pu beaucoup voyager, un peu partout dans le monde, grâce à mon projet. 

Quand as-tu commencé à faire de la musique électronique ? 

J’ai commencé à jouer avec des samples sur mon ordinateur en 2008-2009, j’ai expérimenté pas mal de choses différentes, du abstract hip-hop jusqu’à de la house un peu plus énervée, et au final je suis vite retombé sur mes influences de toujours que sont la soul et tout ce qui touche au groove. Mon premier morceau La Jeunesse Retrouvée est sorti en 2010, complètement bricolé avec les moyens du bord mais j’en suis encore super fier aujourd’hui. 

Tu fais partie du label Roche Musique depuis 2012. Peux-tu m’en dire un peu plus ?

Je viens de Tours comme Jean (aka Cézaire, fondateur de Roche), on s’est rencontrés dans les rues du vieux Tours un peu avant que je commence plus sérieusement à produire. Il avait déjà un pied dans la musique avec des soirées qu’il organisait et son collectif BAF. Je lui ai envoyé des choses plus abouties vers le printemps 2012, et Roche Musique a été créé en mai pour la sortie de mon premier EP Riviera

Aujourd’hui le label s’est vraiment développé, on a une équipe solide qui accompagne les sorties. Du côté des artistes ce sont tous des amis et il y a une super entente, on passe nos vacances ensemble quand on peut, on se fait écouter beaucoup de choses. Moins ces derniers temps avec le Covid, mais tout reviendra bientôt. 

Je t’ai découvert il y a quelques années avec tes remixs de Photomaton de Jabberwocky et No Less de SG Lewis. Vois-tu le succès de ces tracks comme un tournant dans ta carrière musicale ? 

Oui maintenant avec du recul, clairement. Je ne m’en suis pas trop rendu compte sur le coup, mais ces remixs ont apporté pas mal d’attention sur mon projet et ont poussé beaucoup de dates. J’avais un peu cette étiquette de remixeur pendant un temps, c’est un exercice que j’adore et ça a donné une bonne dynamique. Mais ça ne peut pas être une fin en soi, il faut aussi affirmer son truc dans des morceaux originaux, chose que j’ai l’impression d’arriver à faire aujourd’hui.

Tu as fait ton grand retour en juillet 2020 avec le titre All in qui a cartonné. Ce n’était pas trop difficile de revenir dans un tel contexte ? 

On avait déjà repoussé la sortie de plusieurs mois et on s’est dit qu’il fallait y aller, tout l’univers super ensoleillé du single collait parfaitement avec juillet au final. Evidemment, il y a la scène et les DJ sets qui manquent, voir les gens et leurs réactions. Beaucoup ont compensé avec des lives sur les réseaux mais je trouve que les conditions sont rarement 100 % réunies pour qu’il y ait ce petit truc magique de l’instant. Ça ne remplacera jamais le fait de se retrouver dans un club pour moi. 

Comment se déroule le processus de création de tes morceaux ? 

Je bosse avec un set-up assez simple à la maison dans un premier temps, dès que j’ai un truc qui me plait je passe au studio et je fais des prises. Je passe beaucoup de temps sur l’équilibre général des éléments et sur le sound design, pour que ça dise quelque chose en plus de la composition elle-même. 

Tu as dévoilé la semaine dernière Stay, ton nouveau titre en collab avec Tim Atlas que j’ai adoré. Peux-tu m’en dire un peu plus ? 

C’est un morceau que j’ai composé d’une traite fin 2018 et que j’ai gardé de côté depuis. Il représente la nostalgie et mon rapport aux souvenirs. Tim Atlas a parfaitement saisi le truc et m’a direct envoyé une prise qui collait, enregistrée avec un vieux micro-main. On a attendu le bon moment pour l’intégrer dans un vrai projet qui faisait sens, il a une place importante aujourd’hui dans cet EP.

Aujourd’hui sort ton nouvel EP intitulé Daybreak. C’est quoi l’histoire de ce nouveau projet ? 

C’est un peu un reboot du projet, sur 3 ans, où je me suis posé pas mal de questions sur la musique que je voulais faire et ce qui me touchait le plus. Ça a été une période assez introspective et je crois que ça a créé indirectement la thématique du souvenir et d’un état un peu contemplatif autour des nouveaux morceaux. 

Après cette période je suis rentré en studio avec des démos déjà bien abouties et une tracklist en tête. J’ai rencontré Maxime Tribèche qui est un musicien incroyable, capable de tout jouer, il a enregistré basse et batterie sur pas mal de morceaux, ça a direct donné vie à l’ensemble. Il manquait ce côté « vivant ». 

Dans Daybreak, on retrouve des nouvelles nuances post-jazz et soul qui apportent un aspect très groovy à tes tracks. Pourquoi es-tu parti dans cette direction ? 

J’ai essayé de digérer à ma manière les influences de ce que j’ai écouté depuis mon enfance. Même si j’ai un amour fou pour la musique électronique, au final ce que j’écoute le plus à la maison c’est des trucs de jazz-fusion funk des années 70, des vrais chansons, super écrites. J’avais envie de me rapprocher un peu de ça tout en gardant une approche un peu atypique.

En écoutant cet EP, je me suis directement vu un soir de juillet en festival avec une bière bien fraîche à la main. As-tu hâte de retourner sur scène ? 

Oui j’ai hâte, ça faisait partie de ma vie les voyages et la scène. Mais je crois que ce temps de pause a permis de se concentrer sur autre chose, au studio et à ma famille de mon côté, ce qui est vraiment une chance dans ce désordre. Je me suis fait la réflexion plusieurs fois mais peut être qu’on aura un « summer of love » comme en 68 quand tout ça sera derrière nous. Ce serait fou en tout cas. 

Un petit mot pour la fin ? 

Protégez vous et vos proches et allez streamer fort l’EP !

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